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Déroute

 Financière

ÉRIC CIOTTI EST UN MAUVAIS GESTIONNAIRE


Augmentation des impôts


Depuis qu'Eric Ciotti est à la tête des Alpes-Maritimes, le Conseil départemental a augmenté ses impôts deux fois : 

En 2009, le Département a relevé les quatre taxes locales (taxe d’habitation, taxes foncières sur les propriétés bâties et non bâties, taxe professionnelle) de 15%, soit 404,4 M€.

En 2014, le Département a voté une hausse de 18% des droits de mutation, le maximum autorisé par la loi.

Même si Eric Ciotti ne cesse de rappeler qu’il baisse les impôts, il a en réalité fait flamber de 41% le taux départemental de la taxe foncière entre 2008 et 2020 !

De puis, il faut noter que depuis 2021 et le transfert de la part départementale de TFPB aux communes, les Départements n'ont plus aucun impôt direct avec pouvoir de taux.

Il a donc perdu son pouvoir fiscal.

 

Éric Ciotti a passé la dette départementale au dessus du milliard d'euros


Se rêver en grand gestionnaire ne suffit pas : les chiffres, eux, ne mentent jamais.

Dès son arrivée à la tête du Département, Éric Ciotti a fait bondir la dette de près de 200 M€, avant de la propulser au-delà du milliard dès 2010.

Alors 2012 est présentée comme celle d’un tournant vertueux, il s'agit en réalité d'une illusion. La baisse affichée du stock de dette ne résulte pas d’un redressement financier, mais d’un simple tour de passe-passe comptable : le transfert de 171 M€ de dette vers la Métropole.

Une dette déplacée, pas effacée. Et dès lors, la mécanique reprend : année après année, la dette départementale continue d’augmenter, à coups de dizaines de millions d’euros supplémentaires.

La réalité est simple : derrière le récit d’une gestion rigoureuse, c’est une fuite en avant financière que racontent les chiffres.


Les Alpes-Maritimes, 7ème département le plus endetté de France en 2025


Selon le rapport de la Chambre régionale des comptes : « entre le début de l’année 2010 et la fin de l’année 2015, l’encours de la dette est passé de 942 M€ à 891 M€. La diminution ainsi constatée de 51 M€ a résulté du transfert de dettes qui a accompagné le transfert à la métropole Nice Côte d’Azur de la gestion des routes départementales implantées sur son territoire. A périmètre constant, l’encours de la dette a augmenté au cours de la période examinée de plus de 120 M€ ». Début 2024, l'encours de la dette du Conseil départemental des Alpes-Maritimes est de 824 M€. Il s’agit du 7ème Département le plus endetté de France. Cette dette représente 738€ par habitant, alors que la moyenne de la strate est de 638€. 

Pourtant, lorsqu'Eric Ciotti a récupéré la gestion du Département, les finances de l'institution étaient saines.

Pour preuve, le 7 décembre 2008, à Saint Martin Vésubie, Eric Ciotti déclare : « Avec Christian Estrosi j’ai suivi pas à pas les grandes politiques qu’il a engagé. Nous pouvons être fiers de la situation dans laquelle se trouve, après 5 ans de présidence de Christian Estrosi, le Département des Alpes-Maritimes. Personne ne peut contester le bond prodigieux qu’a accompli le Département. Ce bilan, j’ai eu modestement le bonheur de pouvoir y participer en tant que Directeur de cabinet. ».

 

Nice, grande perdante des subventions départementales


Si on fait une répartition par canton des aides aux communes attribuées par le Département, on s’aperçoit que, par exemple, entre 2019 et 2024, c’est le canton d’Éric Ciotti qui bénéficie de la part la plus importante des subventions avec 17% du budget, suivi du canton de Charles Anges Ginesy, plus de 16% du budget.

Pour rentrer dans le détail, penchons-nous sur la distribution par canton et par habitant.

Si on regroupe ses 9 cantons, Nice se classe 3ème en terme d’aides aux communes. Sur le papier, on pourrait se réjouir, mais il n’en est rien lorsque l’on analyse les aides par habitant :

  • Canton Tourette-Levens : 742,53€ /habitant
  • Canton Vence : 671,90€ /habitant
  • Canton Contes : 497,64€/habitant
  • Cantons Nice (9 cantons) : 55,02€ /habitant
  • Canton Cannet : 38,83€ /habitant
  • Cantons Cagnes-sur-mer (2 cantons) : 22,01€ /habitant

En plus de s’octroyer la plus grosse part des subventions, Éric Ciotti à mis en place en 2011 un organisme dédié exclusivement au développement de 6 communes de son canton : le Syndicat mixte pour le développement de la Vésubie et du Valdeblore (SMDVV), qui recouvre un territoire de 6000 habitants. D’après nos calculs, rien qu’avec ce syndicat mixte, le Département a déjà investi, avec la contribution financière au syndicat et les subventions aux projets du syndicat, entre 100 et 130 M€ depuis 2012. Ce qui représente environ 2000€ par an et par habitant. Pour rappel, la dépense d’aide sociale du Conseil départemental des Alpes-Maritimes est de 570€ par an et par habitant.

Il est très difficile d’avoir des chiffres plus précis au sujet de ce syndicat mixte car le Département fait preuve d’une opacité inouïe sur ses contributions à cet organisme. Tout laisse croire que la somme est beaucoup plus importante. La commission d'accès aux documents administratifs, a même rendu des décisions pour contraindre le président du syndicat mixte, un certain Eric Ciotti jusqu’en 2017, à communiquer des documents à un administré. (Avis numéro 20171681 et 20165642). 


Sources : Commission d'accès aux documents administratifs, Documents budgétaires du Département des Alpes-Maritimes


Recrutement massif de charges de communication ou de protocole pour "les besoins du cabinet"


Nous avons relevé 15 recrutements pour « les besoins du cabinet » en moins d’un an, dont 10 que pour des missions de communication. Le 17 décembre 2021, le rapport 34 autorise le recrutement de 3 conseillers techniques. Le 23 mai 2022, le rapport 16 autorise le recrutement de 8 personnes : 6 en communication et 2 au protocole. Le 7 octobre 2022, le rapport 17 autorise la création de 4 nouveaux postes pour des missions de communication. 

Plus généralement, l’effectif des personnels rémunérés en 2025 s’élève à 4910 agents contre 4554 agents en 2017. On constate donc une augmentation de 356 agents en 7 ans. 


Affaiblissement du soutien départemental aux stations Nice Côte d'Azur


Le 1er janvier 2025, Éric Ciotti était à Auron pour souhaiter ses vœux à la population qui vit au cœur de nos montagnes. Il avait alors rappelé la présence du Département à leur côté. Pourtant, l’hypocrisie n’a pas tardé à montrer le bout de son nez : une semaine avant l’assemblée départementale de janvier 2025, une lettre, datée du 27 décembre 2024, était adressée à Christian Estrosi : 250 000€ de coupe sur la participation départementale en faveur des stations du Mercantour.

Ladite lettre débutait comme ceci « Le Conseil départemental des Alpes-Maritimes s’affirme depuis toujours comme l’acteur incontournable des politiques de solidarité sur l’ensemble du territoire alpin ».

Vous nous pardonnerez l’ironie, mais nous trouvons l’audace de se présenter devant nos habitants alpins, tout sourire et plein de courbettes, assurant du plein et entier soutien du Département tout en sachant le retrait engagé par la collectivité pour les finances du Mercantour. Absolument remarquable.

Gabegie financière dans la vallée de la Vésubie et du Valdeblore


Depuis 2011, le Syndicat Mixte pour le Développement de la Vallée de la Vésubie et du Valdeblore (SMDVVV)concentre l’essentiel des investissements touristiques du territoire. Un syndicat financé à plus de 95 % par le Département, pour six communes et à peine 6 000 habitants, et dirigé depuis l’origine par des élus issus de la même majorité départementale.

Trois équipements résument cette fuite en avant :

  • le Vesubia Mountain Park, 25 M€ de construction, 1,5 M€ de déficit annuel, près de 17 M€ de dette ;
  • les Thermes de Berthemont, 17 M€ d’investissement, 1 M€ de pertes par an, désormais repris en régie après le départ du délégataire ;
  • et le Pure Montagne Resort, hôtel 4 étoiles, 15,5 M€ de coût1,4 M€ de déficit annuel, financé quasi exclusivement par l’argent des Maralpins.

Quand ces établissements perdent de l’argent, c’est le syndicat qui paie, et derrière lui le Département. Autrement dit, les Maralpins financent à 95 % des équipements et un hôtel de luxe auxquels ils n’ont pas accès.

Au total, 150 millions d’euros d’argent public en douze ans, soit 2 000 euros par habitant et par an, quand l’aide sociale départementale représente 570 euros par habitant.

Ces sommes colossales perdues chaque année auraient pu financer les foyers de l'enfance en perdition, les collèges délabrés, ou renforcer les autres compétences sociales départementales.