ÉRIC CIOTTI A RÉDUIT LE SOUTIEN DU DÉPARTEMENT À NICE
Baisse de la subvention de l'Opéra de Nice
Par rapport à 2011, le Département a baissé de 20% la subvention attribuée à l’Opera de Nice qui est passé de 2,3 M€ à 1,8 M€ par an dès 2013. Soit une perte cumulée de plus de 6,5 M€ depuis 2013.
Désengagement sur la subvention pour le prolongement de la coulée verte de Nice
En octobre 2021, le Département vote une subvention de 7,6 M€ pour le projet de prolongement de la coulée verte de Nice. En décembre 2021, le Département revient sur sa décision et, pire, vote une subvention à une association lyonnaise dont l’objectif est de combattre ce même projet.
Source : Nice Presse
Baisse de la subvention du Théâtre National de Nice
Si l’Opéra se retrouve touché par le désengagement départemental, le TNN, qui semblait pourtant être soutenu par Eric Ciotti si l’on en croit ses interventions médiatiques, voit également son budget chuter de 17% en 2024, soit 100 000€ de moins pour l’accompagnement de la culture niçoise et départementale.
En outre, il est également important de rappeler la baisse globale du budget depuis 2007, passant de 810 000€ à 500 000€ en 2025, soit plus de 38% de baisse.
Nice exclue de la direction et des décisions stratégiques du SDIS
Entre 2012 et 2022, la contribution de la Ville de Nice, première ville contributrice du SDIS, a augmenté de 3,6 M€. C’est donc près de 27 M€ que les Niçoises et les Niçois versent désormais pour les pompiers et les services de secours. En dépit de cet engagement financier très important, la Ville de Nice, a été exclue de l’exécutif du SDIS et n’est pas associée aux choix d’investissements.
Pire, la ville de Nice ne dispose toujours pas d’engagements concrets sur la mise en œuvre des préconisations du Schéma Départemental d’Analyse et de Couverture des Risques (SDACR), validé par le Préfet des Alpes-Maritimes et voté en décembre 2021, indiquant très clairement la nécessité de la mise en place d’un « engin pompe » à Nice-Nord.
Désengagement du Département sur le soutien au transport métropolitain
Avant que la loi NOTRe de 2015 ne transfère la compétence transport aux Régions, le Département a supprimé la compensation financière versée à la Métropole pour le ticket de transports. Passant son soutien de 5,83 millions par an en 2012 à 0 en 2014. Soit une perte cumulée de près de 70 M€ en 2025.
Baisse de la dotation de compensation départementale versée à la Métropole
Dès 2012, le Département a transféré à la Métropole un certain nombre de compétences en lui versant une compensation financière. Cette dernière s’élevait en première année à 50 M€ (dont 28 M€ au titre des investissements routiers, 19 M€ au titre de la gestion des routes, 1,8 M€ au titre des transports scolaires et 1,2 M€ au titre de la promotion à l’étranger du territoire et de ses activités économiques).
En 2014, prétextant une réforme de François Hollande, Eric Ciotti, qui n’avait pas l’obligation d’appliquer ce nouveau texte, a procédé à une baisse de plus de 3% de la dotation de compensation, et en 2015 à une nouvelle baisse de 8,8%. D’après un rapport de la Cours régionale des comptes de 2020 la dotation est ainsi passée de 50 M€ en 2012 à 44 M€ à compter de 2015.
On peut donc estimer que cette baisse représente une perte cumulée d’environ 67,5 M€ entre 2014 et 2025.
Retrait de la co-gestion des navettes CADAM-Nord / CADAM-Est
Le 17 mai 2025, le Conseil départemental des Alpes-Maritimes a, en raison de sa situation budgétaire difficile, décidé unilatéralement de se retirer du financement des lignes de bus CADAM-NORD et CADAM-EST, rompant ainsi une coopération historique avec la Métropole Nice Côte d’Azur, qui assurait, depuis plus de trente ans, une desserte essentielle de notre Centre administratif. Cette décision brutale, annoncée sans concertation, aurait pu conduire à la disparition de deux lignes majeures pour les agents publics, les étudiants, les salariés du quartier Méridia et les habitants de Nice Nord et Nice Est. Parce que l’intérêt général se réduit pas à une ligne budgétaire, Christian Estrosi pris la décision que la Métropole Nice Côte d’Azur assurerait seule le financement intégral de ces deux lignes, soit 280 000 € par an.
Cet engagement porté désormais par une seule institution, concrètement, maintient les deux lignes intégralement, sans rupture et sans changement :
- CADAM NORD : 3 départs le matin depuis Comte de Falicon, 3 retours le soir depuis le Centre administratif,
- CADAM EST : 1 aller-retour quotidien entre les Chênes Verts et le CADAM.
Face à la démagogie et aux mensonges proférés par la majorité départementale, la Ville de Nice et la Métropole Nice Côte d’Azur prouvent leurs engagements à l’égard des Niçois.
Source : Nice-Matin
Les Niçois privés du parc public du Bois de Boulogne
En 2022, le Département des Alpes-Maritimes a décidé de fermer le parc attenant au CADAM pour y réaliser des travaux de sécurisation et de remise à niveau de l’éclairage public. Une intention qui pourrait sembler louable si elle ne cachait pas un autre projet. En effet, en 2025, le parc qui a depuis vu ses rénovations se conclure, n’a toujours pas rouvert ses portes au public. A la place, ce parc a été purement privatisé pour les agents du CADAM, empêchant les riverains et les Niçois de profiter du parc de leur quartier. Malgré les demandes de la Mairie de Nice ainsi que des associations de quartier, le Département reste sourd et prétexte des raisons de sécurité pour repousser une éventuelle date de réouverture.
Dernière sortie en date sur le Parc du Bois de Boulogne, la volonté affirmée du Département de construire de nouveaux bâtiments administratifs à la place du parc, sans prévoir de solution alternative pour offrir un accès naturel aux Niçois.
Source : Nice Presse, Nice-Matin
Non-respect des engagements en matière de rénovation urbaine à Nice
Le Département n’a pas honoré ses engagements contractuels de 21 M€ sur les programmes ANRU des Moulins et de l'Ariane.
Abandon des jeunes placés en foyer de l'enfance
Parmi les mesures de désengagement notables, le Foyer de l’Enfance de Nice, pourtant est en crise. En 2023 déjà, notre collègue Fatima Khaldi dénonçait des manquements dans la prise en charge des enfants accueillis, parfois dans des structures insalubres et des conditions de travail insupportables pour les personnels.
Face à cette situation gravissime qui met en danger le bien-être d’enfants dont le Département a la charge, les élus de la Majorité siégeant au FEAM avaient alors viré notre collègue pour la faire taire. Malheureusement pour le Département et heureusement pour les Maralpins, Fatima Khaldi est revenue au Foyer de l’Enfance, nous permettant de constater, mois après mois, l’inaction et pire encore, le désengagement des compétences principales du Département.
En février 2025, c’est un média national qui s’est emparé de votre incompétence, au péril de nos enfants.
Le Point, 21 février 2025 : « Prostitution, maltraitance, violences… le cauchemar des enfants placés »
Les faits sont accablants. Des enfants victimes de violences dans nos propres structures. Des éducateurs à bout de souffle. Des alertes qui remontent depuis des années… et toujours rien.
Et que décide l’exécutif face à cette situation dramatique ? Démettre le budget de ses premiers engagements.
- C'est 3,5 millions d’euros de baisse pour votre politique d’aide à l’enfance et à la famille.
- C’est 3,5 millions d’euros en moins pour des enfants qui ont déjà tout perdu.
- C’est 3,5 millions d’euros en moins pour les protéger, les accompagner, leur offrir un avenir.
Le message envoyé est limpide : la vie des enfants placés et leur destin ne valent pas ces 3,5 millions d’euros.
Fin du Plan départemental d'actions en faveur des quartiers prioritaires
Éric Ciotti a affaibli puis stoppé le plan lancé en 2006 par Christian Estrosi. Doté d’une enveloppe de plus d’un 1M€ par an, en complément des contrats de villes et des programmes de rénovation urbaine, ce plan agissait en faveur de l’emploi et soutenait des initiatives associatives et individuelles.
Abandon de l'épicerie sociale et solidaire du Centre communal d'action sociale
Alors que nous connaissons tous le contexte sociétal difficile qui pèse sur des millions de foyers depuis des années et où le nombre de bénéficiaires des organismes comme les Restos du Cœur ou des Banques alimentaires ne cesse de croitre, le Département a décidé, début 2025, de refuser une subvention de 35 000€ à destination de l’épicerie sociale de la ville de Nice, privant ainsi un organisme dont la raison d’être est de palier les difficultés traversées par les Maralpins.
Désengagement du contrat de ville et baisse des subventions aux associations intervenant dans les quartiers populaires
La politique de la ville est une action de cohésion urbaine et de solidarité envers les quartiers défavorisés et leurs habitants que les collectivités territoriales conduisent avec l'Etat et la CAF au moyen du contrat de ville pour assurer l'égalité entre les territoires et améliorer les conditions de vie des administrés. Chef de file de l'action sociale, exerçant des compétences qui relèvent très largement du champ de la politique de la ville, le Conseil départemental des Alpes-Maritimes a logiquement signé le contrat de ville de la Métropole Nice Côte d'Azur pour participer aux actions menées en faveur des quartiers prioritaires. Toutefois, le Département, qui auparavant, dans le cadre des contrats urbains de cohésion sociale, participait activement à la politique de la ville, a renié ses engagements contractuels, et a abandonné les quartiers précaires sans même avoir eu l’honnêteté de le dire aux partenaires. En effet, depuis 2015, le Département pratique la politique de la chaise vide dans les instances de pilotage du contrat de ville et ne participe plus à l'appel à projets annuel. Cette situation pénalise des actions concrètes auparavant financées par le Département comme le soutien scolaire aux collégiens, les actions d'insertion professionnelle pour les jeunes sans emploi ni formation ou encore le financement des centres sociaux. Pour ne donner que deux exemples récents, la baisse de 30% de la subvention annuelle de l’épicerie sociale des Moulins, gérée par l'association ADAM, démontre un désintérêt pour une action pourtant fondamentale.
Le désengagement est également notable pour le soutien scolaire aux collégiens financé via le contrat de ville. Anthony Borré, Vice-président de la Métropole, a écrit en avril 2021 au Président du Département pour que le financement de ces actions relevant des compétences départementales soit assuré. Sans réponse, la Métropole a réabondé de 18 000 € la subvention de SOS Réussite Scolaire, pour assurer la continuité de cette action.
Le programme local d'insertion et emploi mis en péril par le Département
La bataille pour l’emploi est au cœur de tous les engagements. Parmi les outils à notre disposition, le PLIE, qui en 2023, dans un partenariat avec la Métropole Nice Côte d’Azur en soutien du Conseil Départemental, il a accompagné 613 bénéficiaires du RSA, dont 458 habitant à Nice, et dont 504 en tant que référent unique, représentant ainsi 6579 entretiens. Le budget alloué par le Département pour le PLIE de la MNCA était alors de 251 000€ pour accompagner ces bénéficiaires du RSA. Les résultats parlent pour eux-mêmes, ayant fourni un travail remarquable en faveur du retour à l’emploi avec 126% des objectifs annuels réalisés.
Et puis, en 2024, le Département décide de se désegager soudainement, et d’une seule intercommunalité, la MNCA. Ce désengagement dépasse le seuil de la décision politique, il est avant tout une menace pour les Maralpins les plus précaires ayant besoin d’un accompagnement dans le retour à l’emploi, et entraine une rupture d’égalité de traitement des bénéficiaires du RSA. En outre, cette décision non opportune arrive dans un contexte de mise en œuvre de la nouvelle loi plein emploi qui nécessite une organisation partenariale optimale au profit des personnes les plus éloignées de l’emploi.
Rappelons-le : la raison d’être du Département est d’agir en faveur de ses habitants par le prisme du social, raison d’être qui semble avoir été oubliée par la majorité des Alpes-Maritimes.
Affaiblissement du soutien départemental aux stations Nice Côte d'Azur
Le 1er janvier 2025, Éric Ciotti était à Auron pour souhaiter ses vœux à la population qui vit au cœur de nos montagnes. Il avait alors rappelé la présence du Département à leur côté. Pourtant, l’hypocrisie n’a pas tardé à montrer le bout de son nez : une semaine avant l’assemblée départementale de janvier 2025, une lettre, datée du 27 décembre 2024, était adressée à Christian Estrosi : 250 000€ de coupe sur la participation départementale en faveur des stations du Mercantour.
Ladite lettre débutait comme ceci « Le Conseil départemental des Alpes-Maritimes s’affirme depuis toujours comme l’acteur incontournable des politiques de solidarité sur l’ensemble du territoire alpin ».
Vous nous pardonnerez l’ironie, mais nous trouvons l’audace de se présenter devant nos habitants alpins, tout sourire et plein de courbettes, assurant le plein et entier soutien du Département tout en sachant le retrait engagé par la collectivité pour les finances du Mercantour. Absolument remarquable.