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ÉRIC CIOTTI A FRAGILISÉ LA POLITIQUE SOCIALE DU DEPARTEMENT, RAISON D’ÊTRE DE L’INSTITUTION


Baisse de la part des crédits alloués à l'action sociale dans le budget total


Les crédits alloués à l’action sociale qui représentaient 40% du budget total en 2013, ne représentent plus que 37% en 2024 avant de corriger son désengagement pour proposer 39% en 2025. 

 

Moins de crédits à l'aide à la personne


Il s’agit de l’aide apportée directement aux Maralpins avec notamment : la PCH, l’APA, ou le RSA. Selon le ministère de l'Économie et des Finances, en 2024, on peut relever que par rapport aux autres Départements celui des Alpes-Maritimes consacre moins de crédits à l’aide à la personne : 283€ par habitant alors que la moyenne de la strate est de 323€. À titre de comparaison, en 2008, sous la présidence de Christian Estrosi, la part d’aide à la personne était de 379€ par habitant dans les Alpes-Maritimes.

Source : Ministère de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique



Abandon des jeunes placés en foyer de l'enfance


Parmi les mesures de désengagement notables, le Foyer de l’Enfance des Alpes-Maritimes, pourtant est en crise. En 2023 déjà, notre collègue Fatima Khaldi dénonçait des manquements dans la prise en charge des enfants accueillis, parfois dans des structures insalubres et des conditions de travail insupportables pour les personnels.

Face à cette situation gravissime qui met en danger le bien-être d’enfants dont le Département a la charge, les élus de la Majorité siégeant au FEAM avaient alors viré notre collègue pour la faire taire. Malheureusement pour le Département et heureusement pour les Maralpins, Fatima Khaldi est revenue au Foyer de l’Enfance, nous permettant de constater, mois après mois, l’inaction et pire encore, le désengagement des compétences principales du Département.

En février 2025, c’est un média national qui s’est emparé de votre incompétence, au péril de nos enfants.

Le Point, 21 février 2025 : « Prostitution, maltraitance, violences… le cauchemar des enfants placés »

Les faits sont accablants. Des enfants victimes de violences dans nos propres structures. Des éducateurs à bout de souffle. Des alertes qui remontent depuis des années… et toujours rien.

Et que décide l’exécutif face à cette situation dramatique ? Démettre le budget de ses premiers engagements.

  • C'est 3,5 millions d’euros de baisse pour votre politique d’aide à l’enfance et à la famille.
  • C’est 3,5 millions d’euros en moins pour des enfants qui ont déjà tout perdu.
  • C’est 3,5 millions d’euros en moins pour les protéger, les accompagner, leur offrir un avenir.

Le message envoyé est limpide : la vie des enfants placés et leur destin ne valent pas ces 3,5 millions d’euros.


Fin du Plan départemental d'actions en faveur des quartiers prioritaires


Éric Ciotti a affaibli puis stoppé le plan lancé en 2006 par Christian Estrosi. Doté d’une enveloppe de plus d’un 1M€ par an, en complément des contrats de villes et des programmes de rénovation urbaine, ce plan agissait en faveur de l’emploi et soutenait des initiatives associatives et individuelles.


Désengagement du contrat de ville et baisse des subventions aux associations intervenant dans les quartiers populaires


La politique de la ville est une action de cohésion urbaine et de solidarité envers les quartiers défavorisés et leurs habitants que les collectivités territoriales conduisent avec l'Etat et la CAF au moyen du contrat de ville pour assurer l'égalité entre les territoires et améliorer les conditions de vie des administrés. Chef de file de l'action sociale, exerçant des compétences qui relèvent très largement du champ de la politique de la ville, le Conseil départemental des Alpes-Maritimes a logiquement signé le contrat de ville de la Métropole Nice Côte d'Azur pour participer aux actions menées en faveur des quartiers prioritaires. Toutefois, le Département, qui auparavant, dans le cadre des contrats urbains de cohésion sociale, participait activement à la politique de la ville, a renié ses engagements contractuels, et a abandonné les quartiers précaires sans même avoir eu l’honnêteté de le dire aux partenaires. En effet, depuis 2015, le Département pratique la politique de la chaise vide dans les instances de pilotage du contrat de ville et ne participe plus à l'appel à projets annuel. Cette situation pénalise des actions concrètes auparavant financées par le Département comme le soutien scolaire aux collégiens, les actions d'insertion professionnelle pour les jeunes sans emploi ni formation ou encore le financement des centres sociaux. Pour ne donner que deux exemples récents, la baisse de 30% de la subvention annuelle de l’épicerie sociale des Moulins, gérée par l'association ADAM, démontre un désintérêt pour une action pourtant fondamentale. 

Le désengagement est également notable pour le soutien scolaire aux collégiens financé via le contrat de ville. Anthony Borré, Vice-président de la Métropole, a écrit en avril 2021 au Président du Département pour que le financement de ces actions relevant des compétences départementales soit assuré. Sans réponse, la Métropole a réabondé de 18 000 € la subvention de SOS Réussite Scolaire, pour assurer la continuité de cette action. 


Affaiblissement de la prévention spécialisée


Il s’agit d’une action éducative envers les jeunes dans les quartiers où se situent des risques d’inadaptation sociale. Elle vise à permettre à ces jeunes en voie de marginalisation de rompre avec l’isolement et de restaurer le lien social. La loi NOTRe transfère en partie la compétence prévention spécialisée du Département à la Métropole au 1er janvier 2017. Mais bien avant ce transfert, le Département a baissé de 49% du budget prévention spécialisée qui est passé de 5,1M€ en 2013 à 2,6M€ en 2016. En 2024, le Département a consacré 0,91M€ à cette action.


Le programme local d'insertion et emploi mis en péril par le Département


La bataille pour l’emploi est au cœur de tous les engagements. Parmi les outils à notre disposition, le PLIE, qui en 2023, dans un partenariat avec la Métropole Nice Côte d’Azur en soutien du Conseil Départemental, il a accompagné 613 bénéficiaires du RSA, dont 458 habitant à Nice, et dont 504 en tant que référent unique, représentant ainsi 6579 entretiens. Le budget alloué par le Département pour le PLIE de la MNCA était alors de 251 000€ pour accompagner ces bénéficiaires du RSA. Les résultats parlent pour eux-mêmes, ayant fourni un travail remarquable en faveur du retour à l’emploi avec 126% des objectifs annuels réalisés.

Et puis, en 2024, le Département décide de se désegager soudainement, et d’une seule intercommunalité, la MNCA. Ce désengagement dépasse le seuil de la décision politique, il est avant tout une menace pour les Maralpins les plus précaires ayant besoin d’un accompagnement dans le retour à l’emploi, et entraine une rupture d’égalité de traitement des bénéficiaires du RSA. En outre, cette décision non opportune arrive dans un contexte de mise en œuvre de la nouvelle loi plein emploi qui nécessite une organisation partenariale optimale au profit des personnes les plus éloignées de l’emploi.

Rappelons-le : la raison d’être du Département est d’agir en faveur de ses habitants par le prisme du social, raison d’être qui semble avoit été oubliée par la majorité des Alpes-Maritimes.


Abandon de l'épicerie sociale et solidaire du Centre communal d'action sociale


Alors que nous connaissons tous le contexte sociétal difficile qui pèse sur des millions de foyers depuis des années et où le nombre de bénéficiaires des organismes comme les Restos du Cœur ou des Banques alimentaires ne cesse de croitre, le Département a décidé, début 2025, de refuser une subvention de 35 000€ à destination de l’épicerie sociale de la ville de Nice, privant ainsi un organisme dont la raison d’être est de pallier les difficultés traversées par les Maralpins.