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ÉRIC CIOTTI ABANDONNE NOS AÎNÉS


Baisse de 5 points de la part des crédits alloués aux personnes âgées dans le budget social


Alors que les Alpes-Maritimes connaissent un vieillissement continu de leur population, la part du budget social consacrée aux personnes âgées a reculé de 34 % en 2010 à 29 % en 2025.

En quinze ans, ce sont donc 5 points de budget social en moins pour accompagner nos aînés.

Ce décrochage budgétaire n’est pas neutre : il signifie moins d’accompagnement, moins de prévention de la perte d’autonomie, et plus de pression sur les familles. Quand les besoins augmentent, le Département fait le choix inverse : réduire l’effort


Aide sociale aux personnes âgées : un accompagnement au rabais


Selon les données 2023 de la DREES, la dépense annuelle d’aide sociale par bénéficiaire pour les personnes âgées s’élève à 4 475 € dans les Alpes-Maritimes, contre 5 665 € en moyenne nationale.

Cet écart traduit un choix clair : dans notre département, les aînés bénéficient d’un accompagnement nettement inférieurà celui accordé ailleurs. Moins de moyens pour plus de besoins, c’est une politique qui fragilise les personnes âgées et reporte la charge sur les familles.


Manque de places en établissements pour nos aînés


Les chiffres de l’INSEE sont sans appel. En 2024, les Alpes-Maritimes ne disposent que de 85 places d’hébergement pour 1 000 personnes âgées de 75 ans et plus, contre 101 au niveau national.

Ce retard structurel laisse des milliers de seniors sans solution adaptée, allonge les listes d’attente et contraint les familles à des choix par défaut, parfois loin du domicile. Là encore, le Département accuse un manque d’anticipation et d’investissement, alors que le vieillissement de la population est parfaitement connu.


Dépendance en EHPAD : un sous-financement assumé par le Département


Le Département fixe chaque année la valeur du point GIR, qui conditionne le financement de la dépendance en EHPAD via l’APA. Dans les Alpes-Maritimes, ce choix a longtemps placé notre territoire en queue de peloton : jusqu’en 2023, avec 6,20 €, le point GIR départemental était le plus bas de France.

Grâce au travail des élus du groupe Notre département d’abord, cette valeur a été revalorisée à 6,90 € en 2023, puis 7,10 € en 2025. Une avancée, mais insuffisante. En 2024, la moyenne nationale atteint 7,65 €, et 92 départements affichent un point GIR supérieur à celui des Alpes-Maritimes.

Concrètement, cela signifie une prise en charge de la dépendance moins bien financée, des établissements sous tension et une pression accrue sur les familles. Le retard est connu, chiffré, documenté. Il persiste pourtant, révélant un désengagement structurel envers nos aînés les plus dépendants.

Source : Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie


Aide sociale à l'hébergement : un soutien départemental divisé par 2 


L’aide sociale à l’hébergement (ASH) est destinée aux personnes âgées aux ressources insuffisantes pour assumer le coût d’un établissement. Dans les Alpes-Maritimes, cette aide est manifestement sous-financée.

Selon les données 2023 de la DREES, la dépense brute annuelle d’ASH par bénéficiaire s’élève à 5 013 €, contre 10 096 € en moyenne nationale. Soit près de deux fois moins.

Ce décrochage budgétaire fragilise les personnes les plus modestes, accroît le reste à charge et transfère la pression financière sur les familles. Là encore, le Département fait le choix d’un accompagnement minimal, au détriment des plus vulnérables.


Quand l'hébergement devient un luxe


Les dépenses liées à l’hébergement en EHPAD, aux structures pour personnes en situation de handicap et aux établissements spécialisés relèvent d’une responsabilité centrale du Département. Or, là encore, les Alpes-Maritimes se situent en dessous des standards.

Selon le ministère de l’Économie et des Finances, fin 2024, le Département consacre 206 € par habitant aux frais de séjour et d’hébergement, contre 247 € en moyenne pour les départements comparables.

Cet écart illustre un sous-investissement chronique, qui se traduit concrètement par des restes à charge plus élevés, des établissements sous tension et une solidarité départementale affaiblie.

Source : Ministère de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique